Transition basée sur les communs en Europe

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Dialogues et outils sur les transformations du marché, de la puissance publique et de la société civile basées sur les communs.

Projets associés

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ProjetAction du typeDate de débutDate de finPorteur de projetDescription
FLOK Society - Séminaire de Villarceaux22 septembre 201423 septembre 2014SULTAN FrédéricLe séminaire FLOK Society de Villarceaux s'est déroulé à la suite des travaux de Michel Bauwens en Equateur en 2014. Il a été organisé autour de trois temps de dialogues, correspondant aux trois axes, objets en transformation du projet FLOK Society : le marché, la puissance publique et la société civile. Pour chacun de ces temps, il s'agit d'analyser les apports des communs de la connaissance aux débats et aux luttes sociales et politiques en cours, puis, dans la mesure du possible, d'élaborer des propositions, dégager des lignes de forces et des stratégies de convergence sectorielles et territoriales.
Le dialogue sur ces trois axes de travail a été précédé d'une présentation du projet FLOK Society par Michel Bauwens et suivi d'un temps d'échange sur les perspectives et suites possibles du séminaire.

Problématique

Le projet FLOK Society (Free, Libre, Open Knowledge) est la première tentative d'apporter des propositions opérationnelles à l'échelle d'un pays pour une transition vers une société basée sur la connaissance libre et ouverte. Il vise à créer les conditions d'une transformation simultanée de la société civile, du marché et des pouvoirs publics, basée sur une appropriation du paradigme des communs de la connaissance.

Le projet FLOK Society a été élaboré en Équateur à la demande d'institutions gouvernementales. Il a été dirigé par Michel Bauwens, leader de la P2P Foudation, qui a mobilisé autour de lui une large équipe de chercheurs et d'activistes en Équateur, en Amérique Latine et à travers le monde. Les travaux ont mis en perspective les quatre grandes filières mobilisant et produisant les communs de la connaissance : éducation et culture, science, industrie agriculture et services, et citoyenneté et participation (ref : http://tinyurl.com/obd9jdh), pour brosser une analyse de leurs effets de transformations sur le marché, l’État et la société civile, et proposer des orientations transversales et sectorielles de politiques publiques pour faire émerger une économie sociale de la connaissance qui contribue à une transition sociale, économique et environnementale. Ces propositions sont la déclinaison d'une matrice à caractère générale, sous forme de préconisations spécifiques au contexte local équatorien.

Indépendamment de la manière dont celles-ci seront (ou non) reprises sous formes de politiques publiques par le gouvernement ou d'initiatives de la société civile en Équateur, les travaux du projet FLOK Society offrent un corpus de propositions et une méthodologie qui méritent d'être mis en perspective avec la recherche, et les expériences et les mobilisations du contexte français et européen. Ce contexte est caractérisé par une riche histoire et un agenda de luttes, de mobilisations et d'expérimentations. L'histoire est marquée par l'émergence, après l'économie sociale et l'économie sociale et solidaire, de l'entrepreneuriat social. Celui-ci ambitionne de concilier une vocation sociale ou environnementale avec une rentabilité économique, en investissant de nouveaux domaines, et en faisant reconnaître de nouveaux mécanismes juridiques, économiques et éthiques. Elle ne pourrait être comprise sans prendre en compte les décennies de lutte autour du cadre législatif et réglementaire européen qui défini à la fois le marché, l'intérêt général et la nature des relations contractuelles qui permettent de mettre en œuvre des activités qui s'y rapportent, ou dont le but n'est pas limité au seul profit. Dans ce contexte, l'idée que l'entreprise puisse être un espace de participation démocratique, ou même seulement, que soient reconnus les besoins d'acteurs autres que les actionnaires, ne semble pas avoir progresser de manière significative.

Dans le même temps, la protection sociale, prise au sens large, s'est affaiblie, faisant perdre de sa légitimité à la puissance publique et peser un risque sur la démocratie. La floraison des expériences dans les territoires, qui se déclarent en transition, explorent les voies de la participation citoyenne, comme avec les budgets participatifs ou les monnaies complémentaires, ne suffit pas à elle seule pour repenser une protection sociale, au-delà de la juxtaposition de systèmes sociaux et de services. Il apparaît de plus en plus clairement qu'il faut faire évoluer notre conception de la propriété en général, et commune (ou publique) en particulier, dans les mentalités, aussi bien que dans le droit et les constitutions nationales et européennes.

Comment la réflexion sur la place des communs de la connaissance inspirera-t-elle ces familles de pensée ? Quels agendas bâtir ou rejoindre ? Sur quels territoires et à quelles échelles doit-on mobiliser les communs de la connaissance pour une transformation sociale, culturelle, économique et politique vers une société plus juste, plus participative et, consciente et respectueuse des limites de la planète ?

Documentation bibliographie

[Commons Transition Platform]

  • policy paper on biodiversity:

https://floksociety.co-ment.com/text/PePhnFkrRkF/view/

  • policy paper on sustainable agriculture:

https://floksociety.co-ment.com/text/ZAea6mHLrqG/view/

  • policy paper on distributed manufacturing:

https://floksociety.co-ment.com/text/lZraETlaXK3/view/

  • policy paper on distributed energy:

https://floksociety.co-ment.com/text/KBiut69RcuH/view/