La stabilité financière internationale à valoir comme un bien public et une finance à penser comme un bien commun

De Remix Biens Communs

Enjeu(x) : Ethique et re-encastrement,  Régulation du marché  

Stiglitz (2006) évoque la stabilité financière mondiale telle un bien public au même titre que l’aide humanitaire ou la stabilité politique. Or ladite stabilité a disparu en 2008, à la suite de la crise des subprimes qui ne fut, au demeurant, qu’un des éléments d’une crise multiple plus profonde. La crise — encore actuelle mais aux dimensions, aux contours et aux conséquences inédites et multiples — est une crise de modèle, celui du capitalisme hyperfinanciarisé (Epstein 2005, Krippner 2005). Il convient désormais de revisiter les différentes formes de capitalismes (Boyer 2002) pour revenir, peut-être, vers ce qu’Albert (1991) appelait capitalisme rhénan ou familial. De facto, la finance doit redevenir un moyen de développement des richesses, en étant remise au service de l’économie et de la société. Aussi sans qu’il soit possible à ce jour de penser totalement la finance comme un bien commun au sens d’Ostrom (1990), il convient de l’aider à dépasser la dimension individualiste pour remettre l’intérêt général au centre des préoccupations des acteurs pour le bien-être de tous (Rawls 1971).

Métadonnées

Auteur(s) KARYOTIS Catherine
Date de création 2016/09/15
Date de publication 2017/02/04
Durée 00:42:50
Langue du contenu FR
Fait partie de Colloque "Vers une République des biens communs ?"
Média Audio
URL de diffusion http://wiki.remixthecommons.org/images/Conf%C3%A9rence Karyotis 80.mp3
Contexte de production Cerisy "Vers une République des biens communs ?"
Producteur(s) La Coop des Communs
Type de licence CC-BY-NC-SA« CC-BY-NC-SA » n'est pas la liste (tous-droits, by, by-sa, by-nc-sa, by-nc-nd, by-nd, inconnu, autre) des valeurs autorisées pour la propriété « Type de licence » .


septembre 15, 2016 +
février 4, 2017 +
Stiglitz (2006) évoque la stabilité financStiglitz (2006) évoque la stabilité financière mondiale telle un bien public au même titre que l’aide humanitaire ou la stabilité politique. Or ladite stabilité a disparu en 2008, à la suite de la crise des subprimes qui ne fut, au demeurant, qu’un des éléments d’une crise multiple plus profonde. La crise — encore actuelle mais aux dimensions, aux contours et aux conséquences inédites et multiples — est une crise de modèle, celui du capitalisme hyperfinanciarisé (Epstein 2005, Krippner 2005). Il convient désormais de revisiter les différentes formes de capitalismes (Boyer 2002) pour revenir, peut-être, vers ce qu’Albert (1991) appelait capitalisme rhénan ou familial. De facto, la finance doit redevenir un moyen de développement des richesses, en étant remise au service de l’économie et de la société. Aussi sans qu’il soit possible à ce jour de penser totalement la finance comme un bien commun au sens d’Ostrom (1990), il convient de l’aider à dépasser la dimension individualiste pour remettre l’intérêt général au centre des préoccupations des acteurs pour le bien-être de tous (Rawls 1971).rs pour le bien-être de tous (Rawls 1971). +
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