Science et bien commun : les transformations des pratiques scientifique à l'ère du numérique (dossier DPH)

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Cet article fait partie du projet CommunsNumeriques en vue de la publication du dossier Les biens communs numériques coordonné par COUTURE Stéphane et GOLDENBERG Anne, et publié le 3 novembre 2014 par RITIMO.

Publication finale : https://www.ritimo.org/Science-et-bien-commun-les-transformations-des-pratiques-scientifiques-a-l-ere


Cet article fait partie du dossier DPH sur les biens communs numériques
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dossier DPH sur les biens communs numériques

Cet article présentera certaines pratiques qui émergent aujourd'hui en s'inspirant des logiciels libres et du paradigme des biens communs, pour rendre plus accessible la connaissance scientifique. L'accent sera particulièrement mis sur la description du mouvement pour l'accès libre et ouvert à la science, et des initiatives périphériques, comme la licence Science Commons. Par ailleurs, plusieurs manifestes et initiatives émergent aujourd'hui sous le nom de « sciences ouvertes » que nous présenterons ensuite. Bien que terme soit parfois critiqué et qu'il désigne différentes pratiques disparates, il permet néanmoins de cerner un certain désir de renouvellement des pratiques scientifiques qui s'inscrivent dans le paradigme des communs numériques.

Introduction

La connaissance scientifique est intuitivement considérée comme relevant du bien commun, dans ce sens qu'elle est créé sur une base collaborative et qu'elle n'a pas de visée commerciale. Cependant, avec la place grandissante que prennent les technologies de l'information et les possibilités de partage et de collaboration que ces technologies permettent, la conception de la sciences comme bien commun prend aujourd'hui un sens nouveau, peut-être plus fort.

Un exemple : le mouvement pour l'accès libre à la connaissance

Copié de http://journal.alternatives.ca/spip.php?article4435 :

Le mouvement pour l’accès libre à la connaissance scientifique prend naissance au tournant du millénaire, en particulier avec l’Initiative de Budapest pour l’Accès Ouvert (BOAI - Budapest Open Access Initiative) en 2001 et la Déclaration de Berlin sur le Libre Accès à la Connaissance en 2003. Ce dernier document définit le libre accès comme « une source universelle de la connaissance humaine et du patrimoine culturel ayant recueilli l’approbation de la communauté scientifique ». Il préconise également d’aborder Internet comme un moyen émergent de distribution du savoir, où le contenu autant que les logiciels doit être librement accessible et compatible.

Deux stratégies distinctes sont généralement mises de l’avant pour promouvoir la publication scientifique en accès libre. La première consiste à transformer les revues scientifiques existantes, ou en créer des nouvelles, qui seraient en accès libre. Celle-ci est largement considérée comme étant la voie royale de l’accès libre. La deuxième stratégie consiste à encourager les auteurs à autoarchiver eux-mêmes une copie de leurs articles dans des dépôts institutionnels ou personnels. Il s’agit ici de la voie dite verte, qui suscite l’intérêt de plus en plus d’universités et centres de recherche. C’est le cas de l’UQAM qui en 2007 a mis en place des archives de publications électroniques (www.archipel.uqam.ca) pour recueillir les travaux des chercheurs.

Les sciences ouvertes

Le terme de « science ouverte » est souvent mobilisé pour faire référence aux possibilités du numérique pour rendre davantage actif la science comme bien communs. Selon l'Open Knowledge fondation, le concept de science ouverte se définirait comme ceci :

Open Science is a movement within the scientific community to take advantage of the opportunities provided by the web to increase the sharing of scientific information beyond the limits imposed by print publishing and associated reuse-restricting notions of copyright, with the ultimate goal of improving collaboration1. Selon Alessandro Delfanti, que nous avons rencontré en entrevue, le concept de science ouvertes renvoient à plusieurs aspects : -Accès aux publications (mouvement de l'accès ouvert) -Accès aux données -Participation citoyenne dans les sciences -Nouvelles formes de productions scientifiques. -Changements dans les manières de reconnaître les contributions.

Pour Delfanti, bien que ces enjeux soient assez distinctes, elles se regroupe autour de trois aspects : elles sont toutes liées à l'idée d'un plus grand accès à l'information (et s'inspirent en cela du mouvement du logiciel libre). Elles émergent dans un contexte de numérisation croissante. Elles sont ancrées dans un projet de transformation des institutions scientifiques. 3. Le projet Science Commons et sa suite Le groupe Creatives Commons, très connu pour avoir lancé les licences du même nom, a également lancé en 2005 une initiative nommée Science Commons. L'objectif de cette initiative est d'amener dans le monde des sciences les principes d'ouverture et de partage qui ont fait le succès des licences Creatives. Plus précisément, il s'agit d'amener, dans le domaine scientifique, un ensemble de contrats et d'outils facilitant la partage et la réutilisation des documents et données scientifiques. Le projet Science Commons s'articule autour de trois axes2 : 1) Rendre les recherches sur davantage ré-utilisable en développant des outils et des politiques pour marquer plus clairement la possibilité de ré-utiliser la recherche. 2) Faciliter l'accès par « un click » à des recherches. 3) Intégrer des informations fragmentées.

Le projet Science Commons s'est terminé en 2010 pour devenir l'axe Science du projet Creatives Commons3.

La science à l'ère du numérique, un bien commun ?

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