Konbit numérique

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Le konbit numérique n'est pas une structure ouverte comme peut l'être un [https://chatons.org/fr chaton] (service en ligne ouvert à tous), encore moins un hébergeur alternatif, mais une expérience d'autogestion d'infrastructure computationnelle par ses usagers. Il est encore un peu tôt pour tirer des leçons de cette démarche, mais on peut penser que cette initiative permet aux organisations d'inscrire la souveraineté numérique dans le cadre de leur réflexion sur la transition et de passer à l'acte. Nous espérons que l'accompagnement de tels processus pourrait être un défi qui intéresse les libristes.
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Le konbit numérique n'est pas une structure ouverte comme peut l'être un [https://chatons.org/fr chaton] (service en ligne ouvert à tous), encore moins un hébergeur alternatif, mais une expérience d'autogestion d'infrastructure computationnelle par ses usagers. Il est encore un peu tôt pour tirer des leçons de cette démarche, mais on peut penser que cette initiative permettra aux organisations d'inscrire la souveraineté numérique dans le cadre de leur réflexion sur la transition et de passer à l'acte. Nous espérons que l'accompagnement de tels processus pourrait être un défi qui intéresse les libristes.
  
 
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Together with other individuals and organizations, and in collaboration with Koumbit, Remix the commons is developing a collective response to the need for digital tools and infrastructures. The idea is to ensure full digital sovereignty over our work, exchanges and data in coherence with the vision set out in the Charter for Building a Data Commons for a Free, Fair and Sustainable Future.
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Together with other individuals and organizations, and in collaboration with [https://www.koumbit.org Koumbit], Remix the commons is developing a collective response to the need for digital tools and infrastructures. The idea is to ensure full digital sovereignty over our work, exchanges and data in coherence with the vision set out in the [https://hack.allmende.io/intermapping-charter?view%C2%AB# Charter for Building a Data Commons for a Free, Fair and Sustainable Future].
 
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After having tested with Koumbit, an independent and solidary hosting company in Montreal, our ability to set up and manage some tools based on open source and the commons on a shared server, we designed a cooperation system based on a model similar to that of AMAPs, which we call the "Konbit numerique", in reference to the konbit of Haitian farmers. Konbit numerique is a prototype of "computational commons" for commoners' projects. It proposes a working infrastructure that makes it possible to gradually achieve the objectives of independence and sovereignty on information and communication technology.
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After having tested with [https://www.koumbit.org/fr Koumbit], an independent and solidary hosting company in Montreal, our ability to set up and manage some tools based on open source and the commons on a shared server, we designed a cooperation system based on a model similar to that of AMAPs, which we call the "Konbit numerique", in reference to the [[konbit]] of Haitian farmers. Konbit numerique is a prototype of "computational commons" for commoners' projects. It proposes a working infrastructure that makes it possible to gradually achieve the objectives of independence and sovereignty on information and communication technology.
 
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Our Konbit numerique consists of a group of identified users and a server administrator, Koumbit cooperator. It is based on a 6 TB server hosted by Koumbit in Montreal, in which are installed the applications we need, tools based on open source and commons: file sharing, calendars, task management, online editing of text documents, table, email,... and most importantly for us a wiki farm. This is coverering a large part of the current digital uses of our organizations.
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Our Konbit numerique consists of a group of identified users and a server administrator, Koumbit cooperator. It is based on a [https://nuage.en-commun.net 6 TB server]] hosted by Koumbit in Montreal, in which are installed the applications we need, tools based on open source and commons: file sharing, calendars, task management, online editing of text documents, table, email,... and most importantly for us a wiki farm. This is coverering a large part of the current digital uses of our organizations.
 
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The konbit numerique is not an open structure like a Chaton (online service open to all), or an alternative hoster, but an experience of self-management of computational infrastructure by its users. It is still a little early to draw lessons from this approach, but it is likely that this initiative allows organizations to embed digital sovereignty into their thinking on transition and take action. We hope that accompanying such processes could be a challenge of interest to free software activists.
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The konbit numerique is not an open structure like a [https://chatons.org/fr chaton] (online service open to all), or an alternative hoster, but an experience of self-management of computational infrastructure by its users. It is still a little early to draw lessons from this approach, but it is likely that this initiative allows organizations to embed digital sovereignty into their thinking on transition and take action. We hope that accompanying such processes could be a challenge of interest to free software activists.
 
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Latest revision as of 19:37, 10 June 2019

Des outils de souveraineté numérique pour et par les commoners

Digital sovereignty tools for commoning

Avec d'autres personnes et organisations, et en collaboration avec Koumbit, Remix the commons développe une réponse collective aux besoins d'outils et d'infrastructures numériques. L'idée est d'assurer la pleine souveraineté numérique sur nos travaux, nos échanges et nos données en s'inscrivant dans la vision énoncée dans la Charter for Building a Data Commons for a Free, Fair and Sustainable Future.

Après avoir testé avec Koumbit hébergeur indépendant et solidaire de Montréal, notre capacité à mettre en place et gérer certains outils basés sur le libre et les communs sur un serveur partagé, nous avons conçu un dispositif de coopération sur un modèle proche de celui des AMAP, que nous appelons le Konbit numérique, en référence au konbit des paysans haïtiens. Le Konbit numérique est un prototype de « commun computationnel » au service des projets de commoners. Il propose une infrastructure de travail qui permet d'atteindre progressivement des objectifs d'indépendance et de souveraineté pour faire face aux besoins d'usages numériques.

Notre Konbit numérique est constitué par un groupe d'utilisateurs identifiés et un administrateur de serveur, coopérateur de Koumbit. Il repose sur un serveur de 6 To hébergé par Koumbit à Montréal, dans lequel sont installées les applications dont nous avons besoin, outils basés sur le libre et les communs : partage de fichiers, calendriers, gestion de taches, édition en ligne de documents textes, tableau, courriel, ...et surtout ferme de wiki. Cela couvre une large part des usages numériques actuels de nos organisations.

Les utilisateurs prennent part à la gouvernance, et autant que faire se peut à la maintenance. Le travail de l'administrateur du serveur est pris en charge par le collectif à travers un système de crédit temps d'intervention mensuel. Celui-ci inclue en plus du temps dédié à la maintenance du serveur, du temps réservé à des développements techniques futurs qui sera affecté en fonction des besoins du Konbit. L'idée est donc de préfinancer solidairement une infrastructure numérique dédiée au collectif. Cette infrastructure sort d'une logique capitaliste. Elle ne cherche pas à faire plus rentabilité pour extraire un profit, mais à satisfaire les besoins du collectif. Elle permet d'entamer un processus en vue de "degoogliser" nos pratiques numériques.

Chaque personne engagé dans les projets des partenaires, parties prenantes de cette initiative, a accès à cet espace et l'utilise dans le cadre de ses activités en lien avec les communs. Chaque partenaire peut contribuer à faire vivre et à assurer l'évolution du konbit en souscrivant une ou plusieurs parts de soutien solidaire (montant suggéré : 15 € - 20 $CAD par mois, ou selon les budgets et les besoins des projets), et selon le principe qui vise à découpler usage et commerce (principe 3 de la Charte mentionnée ci-dessus). Nous nous sommes fixé comme objectif d'élargir progressivement le premier collectif jusqu'à un équilibre entre besoin/capacité technique et financement/gouvernance. On estime qu'une 20aine de membres serait une taille du collectif intéressante. Puis d'autres Konbits pourraient voir le jour et permettre un fonctionnement de type fédéré.

Le konbit numérique n'est pas une structure ouverte comme peut l'être un chaton (service en ligne ouvert à tous), encore moins un hébergeur alternatif, mais une expérience d'autogestion d'infrastructure computationnelle par ses usagers. Il est encore un peu tôt pour tirer des leçons de cette démarche, mais on peut penser que cette initiative permettra aux organisations d'inscrire la souveraineté numérique dans le cadre de leur réflexion sur la transition et de passer à l'acte. Nous espérons que l'accompagnement de tels processus pourrait être un défi qui intéresse les libristes.

Together with other individuals and organizations, and in collaboration with Koumbit, Remix the commons is developing a collective response to the need for digital tools and infrastructures. The idea is to ensure full digital sovereignty over our work, exchanges and data in coherence with the vision set out in the Charter for Building a Data Commons for a Free, Fair and Sustainable Future.

After having tested with Koumbit, an independent and solidary hosting company in Montreal, our ability to set up and manage some tools based on open source and the commons on a shared server, we designed a cooperation system based on a model similar to that of AMAPs, which we call the "Konbit numerique", in reference to the konbit of Haitian farmers. Konbit numerique is a prototype of "computational commons" for commoners' projects. It proposes a working infrastructure that makes it possible to gradually achieve the objectives of independence and sovereignty on information and communication technology.

Our Konbit numerique consists of a group of identified users and a server administrator, Koumbit cooperator. It is based on a 6 TB server] hosted by Koumbit in Montreal, in which are installed the applications we need, tools based on open source and commons: file sharing, calendars, task management, online editing of text documents, table, email,... and most importantly for us a wiki farm. This is coverering a large part of the current digital uses of our organizations.

Users are involved in the governance, and as much as possible in maintenance. The work of the server administrator is handled by the collective through a monthly intervention time credit system. This includes, in addition to the time dedicated to server maintenance, time reserved for future technical developments that will be allocated according to the Konbit's needs. The idea is therefore to jointly pre-finance a digital infrastructure dedicated to the collective. This infrastructure is not based on capitalist logic. It does not seek to make more profit in the perspective of extraction, but to satisfy the needs of the collective. It allows us to start a process to degoogling our digital practices.

Each person involved in the projects of the partners, stakeholders of this initiative, has access to this space and uses it within the framework of their activities in relation to the commons. Each partner can contribute to the life and development of the konbit by subscribing one or more shares of solidarity support (suggested amount: 15 € - 20 $CAD per month, or according to the budgets and needs of the projects), and according to the principle which aims to decouple use and trade (principle 3 of the Charter mentioned above). We have set ourselves the objective of gradually expanding the first collective to a balance between technical need/capacity and finance/governance. It is estimated that about 20 members would be an interesting size of the collective. Then other Konbits could be created and allow a federated type of operation.

The konbit numerique is not an open structure like a chaton (online service open to all), or an alternative hoster, but an experience of self-management of computational infrastructure by its users. It is still a little early to draw lessons from this approach, but it is likely that this initiative allows organizations to embed digital sovereignty into their thinking on transition and take action. We hope that accompanying such processes could be a challenge of interest to free software activists.