« Petits déjeuners en-commun (Kër Thiossane) » : différence entre les versions

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Version du 26 décembre 2017 à 04:44

PROJET

Début : janvier 1970
Fin : janvier 1970

Porteur.s de projet
SYLLA LOUISGRAND Marion
Partenaire.s
Kër Thiossane, Communautique
Participant.e.s
MBEMBE Achille, NJAMI Simon, BUGUL Ken, KAN-SI, SARR Felwine, WANE Thiat, WANE Ibrahima
Type d'action
École des communs

Invitation à réfléchir sur la notion et la pratique de l’espace de vie comme un bien commun : la maison, l'habitat, le quartier, l'environnement, les terres, la mer... Un espace de vie qui est aussi bien à préserver et à inventer.

En français : http://www.remixthecommons.org/projet/petits-dejeuners-en-commun/

In English : http://www.remixthecommons.org/en/projet/petits-dejeuners-en-commun/


Souligner le potentiel critique de la création artistique contemporaine à la discussion sur les biens communs.

Imaginer un réseau des pratiques en communs (ex. petit déjeuners) dans contextes interculturels différents: Montréal, Dakar et Sevilla en produisant la matière sur les biens communs invisibles.

Penser quel laboratoire mettre en place afin de permettre à des gens d'utilisser un outil qui nous fait de réfléchir ensemble. Il ne s'agit pas de faire des copiers-coller d'un contexte à l'autre, sinon partager les même pratiques dans des contextes différents et voir ce que ça donne. Depuis nos contextes profiter de nos perspectives du Sud.

Dakar

A partir de janvier 2012, à Dakar, dans un contexte pré-électoral violent, en pleine remise en question de la constitution et de prise de conscience citoyenne dans tout le Sénégal, Kër Thiossane a commencé à creuser un chantier autour de ce sujet, en organisant, à raison d'une fois par mois, un cycle de « Petit-Déjeuner en-Commun ». Trois Petits- Déjeuners ont été organisés entre janvier et avril 2012 :

Micro-trottoir 1er partie et la 2eme partie

  • 3eme session Les savoirs

Ces petits-déjeuners ont été des temps de rencontres et d'échanges qui constituent en soi même une pratique de l'en-commun, où tout le monde participe, en raison d'une dynamique horizontal de savoir. Ils démarrent à chaque fois à partir d'un film réalisé par l'équipe de Kër Thiossane, sur un artiste et son questionnement d'un aspect des biens communs, dans la société sénégalaise.

Certains films et des extraits de petits déjeuners sont accessibles en ligne, sur le site de Kër Thiossane, avec « une boite à outil » constituée d’ouvrages, de textes, d'interviews... que chacun est invité à enrichir par ses contributions via un wiki ou lors des petit-déjeuners.

Festival Afropixel

L'ensemble de cette matière accumulée en quatre mois et la réflexion amorcée auprès de la communauté artistique et des habitants, a servi à préparer et à poser différentes activités (résidences, ateliers, performances...), le temps du [2] en mai 2012.

Parmi cette programmation riche et diversifiée, Kër Thiossane a rassemblé de grand penseurs et artistes africains: Achille Mbembe, Simon Njami, Ken Bugul, Kan-Si, Felwine Sarr, Thiat et Ibrahima Wane. Tous, autour d'un verre de thé, ont participé, non pas à une rencontre entre experts, mais plutôt à un espace où l’expertise de chacun était mise au service de la pensée collective, qui se tisse au long de la discussion.

Pour démarrer le débat nous avons identifié plusieurs mots-clés issus des petits-déjeuners précédents, que nous avons proposé comme point de départ à chacun pour faire une introduction de 10 minutes.

En-commum : Achille Mbembe, historien

La communauté décolonisée et la communauté monde. Comment la création artistique peut-elle contribuer à l’imagination de nouveaux modes d'être en-commun? vidéo

Pratique : Felwine Sarr, écrivain, musicien, économiste

Comment l'en-commun est-il alimenté par l'action articulée dans les différents espaces de la culture (création artistique, recherche, transmission des savoirs) ? vidéo

Honnêteté: Ken Bugul, écrivain

L'espace intime de la construction du sens individuel et artistique. Comment gérer les limites entre le domaine public et privé chez l’artiste ? vidéo

Sens: Kan-Si, artiste plasticien

Le chemin d’aller et retour entre la rue, l’individu, et la communauté. Comment prendre la chose commune comme matière première d’une recherche artistique ? vidéo

Crédibilité: Thiat, rappeur et membre du collectif Y'en a marre

Comment l’artiste peut-il profiter de sa position aux marges des structures sociales pour formuler des questions clé pour sa société. L’artiste doit-il être exemplaire? vidéo

Circuit: Simon Njami, commissaire indépendant

Le rôle de la critique d’art dans le tissage de liens entre l’artiste et la citoyenneté. L’entrée des questions qui font conflit au sein d’une société dans le circuit de diffusion de l'art, constitue-t- elle une voie d’amplification ou de capture ? vidéo

Lors de cette rencontre Achille Mbembe rappelait que :

« Il y a un cycle nouveau de lutte internationale qui a lieu à peu près partout dans le monde, et qui porte précisément autour de la question de la démocratie. Des luttes qui reformulent la question de la démocratie en termes du Commun, de ce qui met ensemble des parts qu’autrement on aurait considéré comme étant séparées. A une époque où l’orthodoxie que l’on s’efforce de nous imposer c’est la norme du privé, de l’individu, vivre ensemble est la question centrale de notre temps ».

Cette dynamique de « montée en humanité » éveille des réactions globales des citoyens vis-à-vis d’une crise économique et des signifiés. Que ce soit en Tunisie, en Espagne ou au Sénégal, la construction d’une nouvelle citoyenneté est dans l’air du temps.

Dans le contexte sénégalais, la période préélectoral a été marquée par l’apparition des nouveaux mouvements sociaux tels que Y’en a marre et le M23 qui, sous le mot clef de la responsabilité, ont énoncé une nouvelle éthique de la citoyenneté. Il est temps maintenant de la pratiquer, individuellement mais surtout au sein des collectifs de vie (famille, amis, quartier, etc.). Comme le disait l’écrivain et économiste Felwine Sarr

« Des fois on pense que l’urgence dans nos communautés c’est le produit intérieur brut, les institutions, l’économie, la démocratie, alors qu’il me semble que toutes les sociétés sont fragiles et l’urgence c’est de renouer les tresses de ce qui tisse le vivre ensemble».

Après le festival Afropixel

Étudier les méthodologies [3] mises en places par Zemos 98 pour faire sortir la matière sur les biens communs invisibles.

Participer au séminaire "Copylove" à Sevilla du 17 au 19 septembre 2012 dans le cadre d'un programme de l'Université Internationale d'Andalucia.

Creuser la question des biens communs invisibles soulevée par Zemos 98.

"COMMENT PARTAGER " : c'est ce qui fait l'interculturel, plus que le petit dej ?

ET COMMENT ON CONTINUE DE PARTAGER ??? dans six mois, dans un an ???

Comment outille-t-on ce travail là ? Pas forcément du web.

Pour l'en-commun, l'interculturel n'est pas aussi rigide :

"Foire aux problèmes" Y'en A marre, NTS, Indignés.... beaucoup de choses à partager....

Question de l'éthique.



AMBROSI Alain Communautique Canada

Marion Sylla Louisgrand Kër Thiossane Sénégal